COMORES 4 ILES

COMORES 4 ILES

samedi 11 juin 2011

Comores : Les premiers quinze jours d'IKILILOU à Beit-Salam....

 Comores : Les premiers quinze jours d’IKILILOU à Beit-Salam....
Le président Ikililou et ses trois vice-présidents viennent de passer le cap des quinze premiers jours à la tête de l'État comorien et le moins que l'on puisse dire c'est que ces deux semaines soient passées inaperçues aux yeux de l'opinion nationale. Effectivement, les premiers sentiments du citoyen lambda sont avant tout ceux de l'inquiétude et de l'incompréhension. Inquiétude parce qu'au fond tout le monde reste convaincu que le nouveau régime ne fera pas long feu avec sa philosophie séparatiste, et incompréhension étant donné que le nouveau locataire de Beit Salam semble rompre petit à petit les liens avec son prédécesseur, qui l'a pourtant soutenu contre vents et marées jusqu'à l'installer confortablement au sommet de l'Etat.
Notons qu'au-delà de la composition de la nouvelle équipe dirigeante (qui ne contient aucun ministre de l'équipe sortante mis à part les vice-présidents et le président lui-même), c'est les nouvelles philosophie et gestion, qui semblent opposer fondamentalement les deux régimes successifs :
IKI se rapproche de KIKI
 Comores : Les premiers quinze jours d’IKILILOU à Beit-Salam....
En déclarant dans son discours programme, qu' « aucune solution à l'épineuse question de l'ile comorienne de Mayotte, n'est envisageable, sans l'implication de nos frères Mahorais », le nouveau locataire de Beit Salam, viole sa promesse électorale et se démarque de la politique du président sortant, qui privilégiait l'unité nationale et l'intégrité territoriale. IKI se rapproche ainsi de KIKI sur la question de Mayotte.
Depuis presque deux semaines, les séparatistes (anjouanais et mohéliens) ont de plus en plus leur mot à dire dans la gestion du pouvoir de l'Union. Il est, en effet, un secret pour personne qu'en propulsant le Dr. Anliane (un proche de l'ancien dictateur d'Anjouan, Mohamed Bacar) a la tête du ministère de la justice, Monsieur Rastami au ministère des transports et Antoy au sein de la cour constitutionnelle, le nouveau régime lance un message clair et net: le séparatisme a de nouveau sa place dans la politique intérieure du pays. Et que dire de l'entourage mohélien du président Ikililou qui ne cesse de crier que le pouvoir actuel est mohélien avant même d'être comorien? Ironique voire même hilarant au vu des résultats qui ont portés Ikililou à la tête du pays. Et sur ce point précis, les présidents Ikililou et Sambi semblent s'être animés de deux philosophies complétement opposées. Mais ce n'est pas tout.
HADJIRA succède à HADJIR
 Comores : Les premiers quinze jours d’IKILILOU à Beit-Salam....
Selon des sources proches du trésor public comorien, le déplacement de la nouvelle première dame des Comores (Hadjira Aboubacar) aux Etats Unis aurait couté la bagatelle de 24 millions de francs comoriens. Etonnant quand on se souvient que sa prédécesseur (Hadjir Djoudi) se plaignait, à juste titre, de ne recevoir aucun moyen pour ses déplacements officiels, la faute à un manque de législation en la matière. Les frais de subsistance de Madame Ikililou auraient malgré cela été alignés à ceux des vice-présidents de l'Union, et ce, tout en prenant le soin d'offrir à Madame Hadjira Aboubacar l'assistance d'un garde du corps et d'une amie de compagnie (ce dont ne bénéficient pas les vice-présidents) aux frais du contribuable comorien. Surprenant au vu des discours du président Ikililou qui ne cesse de prôner la rigueur et la justice dans la gestion du pouvoir.
Tout en espérant que les nouveaux élus rectifient rapidement le tir en privilégiant l'unité de notre pays, mais aussi la rigueur et la discipline dans les dépenses publiques, avant toute autre considération politique, le peuple retient son souffle et attend impatiemment un retour rapide vers les valeurs de l'homme enturbanné qui les a littéralement offert le pouvoir.

FAROUK MOURCHID
http://wongo.skyrock.com/

samedi 12 mars 2011

COMORES : RESPECTER LE CHOIX DU PEUPLE MAHORAIS - QUEL CHOIX, QUEL PEUPLE ?


Parmi les arguments fallacieux des « des tout petits francophiles demandeurs de visa ou de nationalité française »figurent la nécessité morale, de respecter le choix du peuple Mahorais.

Que ces collabos nous démontrent l'existence d'un peuple mahorais entièrement différent des autres habitants de l'archipel des Comores, pour que nous puissions les croire. Prenant appui sur l'existence d'une minorité de chrétiens (non pratiquants d'ailleurs) composée essentiellement de créoles originaires de l'ile de Sainte Marie qui ont des patronymes chrétiens mais dont une partie de la famille a ses origine en Grande Comore ou à Anjouan et de quelques « malgachophones » éparpillés dans quelques villages spécifiques, nos collabos sautent le pas sans vergogne et parlent d'un peuple Mahorais.

Les Corses, les Basques et les Bretons sont plus différents des français de l'ile de France dans leurs traditions et leurs parlers que les Mahorais des autres Comoriens.

Est-ce pour autant que la République Française reconnaît le droit du peuple Corse, Basque et Breton à disposer d'eux-mêmes et leur accorde leur indépendance qu'ils réclament pourtant à cors et à cris et souvent les armes à la main ?

Voilà pour ce qui est du prétendu peuple Mahorais.

Pour ce qui est du choix des Mahorais, que ceux qui ne le savent pas, qui l'ont oublié ou font semblant d'oublier, se rappellent que les 64% de non au référendum de 1974, représentaient seulement 8.783 Mahorais, sur un total de 286.762 à l'époque.

Moins de 10.000 personnes!!! Oui moins que les habitants d'un petit village d'Anjouan ou de la grande-Comore !!!? Où est donc le fameux peuple Mahorais qui a choisi de rester français ?

En plus comme l'écrit Kamaria Aoidi dans son ouvrage Session ou détermination le cas de Mayotte et d'Anguilla, et comme il est de notoriété publique, «Il faudra noter que la plupart des Comoriens de Mayotte partisans de l'indépendance (appelés les serrer la main) furent déportés vers Moroni à la Grande-Comore. Or les Comores constituent un pays indivisible comme l'avait, d'ailleurs, dit le président Français Giscard d'Estaing le 24 octobre 1974».

Pour comprendre le ridicule de la situation, imaginez seulement que lors d'un référendum sur l'Euro en France on se mette à considérer les voix par circonscriptions au détriment des résultats dans leur globalité et à juger que ceux qui répondent oui à l'Euro peuvent l'utiliser et ceux qui répondent non peuvent sortir de la zone euro !!!Que deviendrait l'économie de la France ?

Ou mieux encore, qu'on se base sur les résultats de Mohéli au deuxième tour des récentes élections présidentielles pour dire que c'est Fazul qui est le Président élu, puisque c'était la tournante de Mohéli ou quelque arguties de ce genre.

Nous devons la vérité à l'histoire et aux générations présentes et futures! C'est pour cela que nous nous acharnons à dénoncer les contre-vérités répandues par l'extrême droite française, les collabos à Mayotte et dans les autres îles.

Je reste convaincu que les Autorités françaises qui sont souvent intelligentes et cultivées (ce n'est pas toujours le cas) savent très bien qu'ils exploitent la misère des Mahorais pour les attacher comme à un licol, aux euros et à leurs lois inadaptées aux plus démunis c'est-à-dire la majorité. (Pour que vous soyez convaincus vous aussi, cliquez ici (Ndlr) : http://www.youtube.com/watch?v=FXTjUTdWMWM)

Je finirai mon propos en l'illustrant par une anecdote vraie qu'un ami Mahorais, (oui j'ai des amis Mahorais, n'en déplaise aux collabos, et au lèche drapeau français)!

Cet ami me disait avoir assisté à un tribunal qui siégeait sur les affaires du foncier ou d'occupation du sol, notamment du littoral :

Imaginer une vieille dame, appelons la Zeina Mdere, un interprète, un juge français en toge, et quelques assesseurs Mahorais noirs pour le décor.

- le juge s'adressant à Zeina Mdere, vous occupez illégalement un terrain situé sur le pas géométrique plus précisément le littoral, sans permis de construire et vous mettez en danger votre vie et celle d'autrui.

L'interprète traduit en shimaore

-Zeina : Mon grand père et ma grand'mère, ont occupé cette maison, mon père et ma mère aussi et personne n'est mort à cause de la maison.

Après la traduction, le juge poursuit

- v o t r e maison sera donc rasée et vous devez en sus payer 2000 euros d'amende pour défaut de permis de construire et de titre légal de propriété!

L'interprète traduit

-Zeina Mdere: Mwambiyé Mzungu bolé amba tsi jiveleha hamungu!

L'interprète : elle remet son affaire à Dieu

- le juge: la séance est levée.

Et voilà comment on veut nous faire croire que Mayotte est française par la volonté du peuple! Alors que c'est plutôt la force des bâillonnâtes et des euros qui la maintient en servitude démocratique à coup de référendums et de menaces suggérées, d'une mort imminente d'inanition des Mahorais, si elle réintégrait son giron naturel ! A d'autres !


Aboubacar ben SAID SALIM

Ecrivain comorien

Source : http://www.albaladcomores.com/viewer.php?edition=461

dimanche 17 octobre 2010

La France commet des « amicides » dans l’île comorienne de MAYOTTE

Les autorités françaises se sont conformées de justesse aux demandes de la Commission européenne en s'engageant à modifier la loi nationale afin de mieux transposer dans son droit une législation européenne (directive) de 2004 sur la liberté de circulation des citoyens de l'UE.
En effet après la vague d’expulsions controversée de Roms, qui avait indigné toute la planète, (Fidel Castro avait même accusé la France de commettre un « holocauste racial ») la Commission européenne avait fixé fin septembre 2010, un ultimatum à la France pour garantir un changement de sa loi nationale.
Il faut dire que les expulsions des roms avaient eu un extraordinaire écho médiatique qui ne pouvait pas laisser indifférent même les tortionnaires de ce monde
« Quand on regarde la télévision et que l'on voit les forces de l'ordre arriver pas toujours sur la pointe des pieds ni très doucement et avec des enfants épouvantés, des femmes désemparées, des hommes désespérés. C'est difficile de ne pas être au moins gêné et quelquefois choqué, voire pour certains franchement indignés », s’était offusqué, Alain Duhamel journaliste politique et essayiste français.
Pendant ce temps-là, à 10 000 km de Paris, la France déplace par la force (en violation de la résolution onusienne n°3385 (xxx)) et dans des conditions exécrables des milliers de comoriens se trouvant chez eux à Mayotte dans l’indifférence totale de la communauté internationale et surtout de l’Etat Comorien, qui refuse de saisir la CPI pour ces crimes , arguant une certaine amitié et une coopération qui n’est qu’un trompe l’œil.
[a=http://wongo.skyrock.com/2747772166-COMORES-Merci-Monsieur-le-president.html] Dans une tribune libre du blog wongo [/a] SITTI, une ancienne lycéenne de Mutsamudu (Anjouan) avait écrit : « …Mon séjour à Mayotte a laissé en moi des séquelles insurmontables. J'ai trop souffert des traitements inhumains dont sont victimes quotidiennement les comoriens de Mayotte. Des traitements scandaleux et inimaginables, qui en France métropolitaine auraient fait la une des journaux. Je n'oublierai jamais cette femme avec son bébé dans ses bras dans un camion de la gendarmerie entrain de pleurer provoquant les railleries des passagers de la barge… »
Quel est donc cet ami qui vous humilie, qui vous maltraite et qui vous tue ?
Le 25 décembre 2009, le chef de l’Etat comorien avait demandé à l’assemblée nationale d’œuvrer de manière urgente pour arrêter ce massacre. «J'ai souhaité l'aide de nos élus sur la question de Mayotte, pour leur demander de m'apporter d'urgence leur appui, afin de mettre fin au drame du cimetière marin qui existe entre Anjouan et Mayotte. Vous savez bien que depuis 1994, date à laquelle les Français ont imposé un visa d'entrée au comorien désirant se rendre à Mayotte, il y a eu plus de 6 000 morts comoriens dans ce bras de mer. Cela est injuste... Ces gens meurent dans l'indifférence et le silence de la communauté internationale. Je demande donc aux élus d'unir leurs efforts aux miens jusqu'à ce que la France abroge ce visa ». Avait déclaré le président comorien.
Il a fallu attendre 10 mois pour que ces « gugusses », (qu’on appelle députés) déclarent à l’adresse d’une mission parlementaire française en visite aux Comores : « L’assemblée nationale des Comores demande aux autorités françaises de suspendre sans délai, le fameux visa Balladur d’entrée à Mayotte ». Cette demande est juste un effet d’annonce à la manière de leur mentor Sambi et qui ne sera malheureusement pas suivie d’aucun effet comme les discours onusiens (de ce dernier) aux antipodes des actes.
L’arrêt des expulsions des roms augmentera sûrement le taux d’amicide à Mayotte afin d’arriver au chiffre des reconduites à la frontière fixé par le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, en accord avec l’accord Fahmi, signé le mois dernier et qui confie officiellement le contrôle de la souveraineté nationale comorienne au plus grand « ami » des Comores.
Les pièges-à-rats vont fonctionner à plein régime. Que la chasse continue ! Les Comores accueilleront le gibier sans faire du bruit

BARAKA INZOUDDINE
Source : http://wongo.skyrock.com/

samedi 16 octobre 2010

COMORES : HALTE A LA CAMPAGNE DE DIVERSION POUR REDORER LE BLASON DE LA FRANCE A MAYOTTE


A l'aune de l'ouverture de la campagne électorale, on s'aperçoit que pour une fois, la question de l'île comorienne de Mayotte défraye la chronique aux Comores. Mais malheureusement pas de la meilleure des manières.
En effet, dans la partie libérée des Comores, la machine à diversion tourne à plein régime, pour consolider la politique d'occupation par la France, de l'île comorienne de Mayotte. Et ce, au détriment de la thèse légaliste, en faveur de l'intégrité et de la souveraineté des Comores, soutenue et défendue par la communauté et les instances internationales, conformément à la résolution de l'ONU N° 34 / 4 du 21 octobre 1975 qui « [...] condamne énergiquement, la présence française à Mayotte, qui constitue une violation de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores ».
Tout cela survient à un moment où, la politique sécuritaire française, induite par les expulsions musclées des Roms, dictées par la hantise du chiffre, est entrain de porter préjudice aux yeux du monde, à l'image et aux valeurs de tolérance et d'hospitalité du Pays des droits de l'Homme. Face à cela, certains de nos compatriotes et non des moindres, n'ont de cesse que de couvrir, en des termes à peine voilés, les exactions, les dérives et autres turpitudes perpétrées à Mayotte, par leurs contempteurs français à 10 000 km de la France, à l'abri de toute agitation médiatique. Aussi, l'administration française a-t-elle les coudées franches pour fouler aux pieds à Mayotte les libertés démocratiques, violer allégrement les résolutions des instances internationales et se livrer impunément à des actes qualifiés par l'article 7 du statut de Rome de la CPI (Cour Pénale Internationale), de « crime contre l'humanité , pour déportation ou transfert forcé de population ».

En guise de réponse à toute cette campagne de diversion et surtout :

- aux déclarations scandaleuses et condamnables de Mzimba, prônant le rejet de l'arbitrage par l'ONU, du contentieux franco-comorien sur Mayotte ;
- aux accords militaires ou de défense incongrus, signés entre Fahmi et Morin ;
- à la tournée agrémentée de cadeaux empoisonnés, du prétendu Groupe d'Amitié franco-comorien ;
- à la vraie fausse solution de la thèse « un Etat deux administrations » prônée par Sambi et Idriss...,

Je vous propose ci-dessous, un mémorandum signé en novembre dernier par plusieurs associations de la société civile.


MEMORANDUM SUR LA COMMEMORATION DU 12 NOVEMBRE
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12 NOVEMBRE COMORIEN : NON AU RENONCEMENT ET AUX COMPROMISSIONS SUR NOTRE SOUVERAINETE NATIONALE

1/Tous les murs ne sont pas tombés
Cette année est particulière, pour la commémoration comorienne du 12 novembre, jour de l’admission des Comores aux Nations Unies, comme pays indépendant «composé des îles d’Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli».
Partant, la France, en organisant son référendum de départementalisation de l’île comorienne de Mayotte, continue de plus bel à défier impunément la Communauté internationale..
Comment comprendre qu’à l’heure où l’Europe célèbre la chute du mur de Berlin et la réunification de la grande Allemagne, la France impose et entretient un mur maritime entre Mayotte et les 3 autres îles sœurs comoriennes ? Comment comprendre cet abandon, par la diplomatie comorienne, de la souveraineté comorienne sur Mayotte?

2/ Une revendication qui ne peut être détournée
Pour leur part, les associations signataires de ce document, ne transigeront à aucun prix sur la souveraineté et l'intégrité comoriennes qui ne peuvent, ô grand jamais, être ni cessibles ni négociables. Nous continueront donc à dénoncer la collusion des autorités comoriennes avec les intérêts français, sur le traitement de la question du retour de Mayotte dans son ensemble naturel. En effet, en dépit du constat de faillite induite par le marché de dupes imposé par la partie française depuis plus de tris décennies, le Président Sambi n'a de cesse de s'enferrer dans un huis-clos stérile et nuisible aux intérêts des Comores et des Comoriens, Sa dernière sortie lors de la 64 ème session des Nations Unies, est l'annonce impromptue en guise d'offrande expiatoire, la fameuse proposition « un état, deux administrations », en échange d'hypothétiques accords de coopération incongrus qui n'ont de coopération que le nom. Autant de gages accordés aux autorités françaises et qui éloignent d'autant l'arbitrage du contentieux franco-comorien sur Mayotte par les instances et la Communauté internationales
Les associations signataires de ce document s'inscrivent en faux :
- contre la thèse selon laquelle, "Il faut revoir notre façon d'appréhender le contentieux franco-comorien sur Mayotte, puisque rien ne bouge depuis plus de 30 ans" Soit ! Mais le hic, c'est qu'il s'avère, que ce sont, en l'occurrence les Comores ou plus exactement, les autorités comoriennes, qui ont du mal à bouger, sinon pour servir de force supplétive à l'occupation illégale de l'île comorienne de Mayotte. Et ce, en dépit des multiples atouts qui militent en leur faveur (résolutions internationales, contexte mondial vers la réunification et la suppression des frontières, mise en cause de la politique coloniale d'exploitation d'assimilation et d'acculturation dans les départements et territoires d'Outre-mer , les dénonciations récurrentes des associations des droits de l'Homme sur les fréquentes violations par la France des droits humains à Mayotte et puis surtout, l'application stricto sensu de la Constitution comorienne…),
- contre la thèse fréquemment rebattu ces derniers jours, selon laquelle il faut dorénavant composer et ouvrir une nouvelle page après la départementalisation de Mayotte. Les associations signataires de ce document, estiment que la départementalisation ne peut en aucun cas être une fin en soi, si on en juge par l'exemple algérien. D'un autre côté, Il n'y a pas lieu aujourd'hui, d'ouvrir une nouvelle page, dans la mesure où la première n'a jamais été écrite. Tout reste donc à faire : une politique volontariste et une diplomatie offensive sont requises pour cela !
- contre un prétendu rapport de force en faveur de la France. N'en déplaise à certains, en dépit de la politique de déstabilisation, du fait accompli et de la loi du plus fort de la puissance occupante, les associations signataires de ce document réfutent et dénoncent en passant, cette campagne de désinformation qui n'a aucun fondement. Confiantes qu'elles sont, sur la justesse de leur cause, garantie et étayée par des arguments imparables et par les différentes résolutions des instances internationales, souvent torpillées paradoxalement par les autorités comoriennes elles-mêmes, ces associations déplorent profondément cette défection récurrentes des autorités comoriennes. Et ce, d'autant plus qu'en face, les autorités françaises n'ont à opposer que la force et l'arrogance comme arguments. Et le grand paradoxe comorien réside dans le fait que les Comores depuis plus de trois décennies persistent et se complaisent à raser les murs, face à une puissance française paternaliste et à court d'arguments, mais néanmoins vulnérable et maladivement jalouse de son statut maintes fois usurpé de "berceau des droits de l'Homme". La France aura beau être, selon certains, "une puissance mondiale (membre du Conseil de sécurité) et régionale, département de la Réunion, liens particuliers avec les Comores"…, son entreprise d'occupation de l'île comorienne de Mayotte, est tôt ou tard vouée à l'échec. Car le peuple comorien a l'avantage d'avoir pour lui, la force du droit, la force de la loi et puis surtout, il a foi à son noble engagement, avec abnégation, esprit de sacrifice et don de soi.
3/ une proposition en trompe-l’œil

Il est acquis pour les signataires de ce document, que la proposition « un état, deux administrations » sortie du chapeau du Président comorien, lors de cette 64 ème session de l'ONU, a pour finalité de plomber les démarches entreprises par "le Comité des 7" selon une technique bien rodée du Président Sambi, qui consiste à faire semblant d'en faire le plus possible (du haut des tribunes des instances internationales, dans les médias etc.) tout en se livrant en douce à ses basses besognes, pour le grand malheur de son peuple ( application stricto sensu du "Visa Balladur mortifère" et silence assourdissant sur ses 8000 morts comoriens, complicité agissante lors d'actes qui peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité, dont les déplacements forcés [expulsions] de Comoriens originaires des 3 autres îles sœurs [soi-disant immigrés clandestins] sur un même territoire comorien [soi-disant Mayotte française]).
Par ailleurs le concept "un Etat, deux administrations" implique l'administration de Mayotte par la France en remettant gravement en cause et la souveraineté et l'intégrité des Comores, dans leurs frontières nationalement et internationalement reconnues. Un concept et une souveraineté résolument antinomiques.
Au nom de quoi les Comoriens devraient – ils faire une telle concession ? De l’histoire ? Cela voudrait dire qu’un pays colonisateur dispose désormais d’un droit absolu de regard sur ses anciennes colonies ! De l’état de notre économie, de notre pauvreté ? Cela voudrait dire qu’un état disposerait du moyen de se débarrasser d’une partie de sa population pour la confier à un autre……en poussant à l’extrême le raisonnement…voilà qui bouleverserait les principes de coopération et d’aide économique !
L’importance de la part de l’état français dans le budget de Mayotte et le solde négatif pour la métropole française démontrent à l’évidence que les intérêts de l’ état français sont autre que financiers contrairement à ceux des mahorais : zone maritime et de pêche, centre d’écoute, présence dans le Canal du Mozambique face à l’Afrique Sud orientale, et qu’ils comptent perdurer au prix de la négation d’elle-même de toute une population, dont elle prétend cependant respecter son droit à disposer d’elle-même.
Nombreux cependant sont ceux qui arguent de la nécessité de mettre sur la table des propositions, voire des concessions, et que la définition du processus conduisant à cet hypothétique terme, relève de la négociation et non du préalable. En ajoutant tout de suite : Mais au moment d’éventuelles négociations, quelle est donc la concession que nous n’aurions pas déjà faite ? Elle est simplement contenue dans la nature même de la proposition, et dans le concept : « un état, deux administrations », c'est-à-dire dans la reconnaissance d’une légitimité de la France à administrer Mayotte. Ce que nous avons toujours rejeté, en invoquant le droit international et les droits régaliens que nous confèrent la Constitution comorienne? Souvent violée par celui-là même qui en est le garant : le Président comorien.
4/ au delà du droit international, les droits des mahorais

Il convient alors de mettre en parallèle cette proposition et l’éventualité de son application avec la situation actuelle et de s’interroger sur la forme induite par l’administration française. Etant entendu qu'il n'échoit à personne, le droit de dénier à qui que ce soi le droit d'opter pour la nationalité de son choix à Mayotte. Et en l'occurrence la nationalité française. Il existe bien des Comoriens de nationalité française à la Grande Comore, à Mohéli, à Anjouan et même en France. D'un autre côté, aucune autorité, aucune puissance ne peut étayer, preuve à l'appui, la non appartenance de la terre maoraise à son ensemble nature, l'archipel des Comores..
La population comorienne maoraise, comme toutes les populations autochtones ou indigènes a des droits reconnus internationalement et que lui dénie la France. D’autres que nous les ont soulignés en relevant le refus de la France de ratifier la Convention 169 des peuples indigènes ...Ainsi, toute administration par la France de Mayotte qui se conformerait au statut quo actuel devait être proscrite à moins de la contraindre à ratifier la convention. (Voir les annexes)
S'agissant des habitants de l'île comorienne de Mayotte, il convient de dénoncer ici l'entreprise d'épuration et de « décomorisation » tous azimuts, la destruction du tissu social, le phénomène d’acculturation systématique dans l'éducation et les tentatives vaines de laminages des traditions comoriennes. Tout cela dans un but précis d'entretenir et d'attiser les divisions et les différences, génératrices de haine, de xénophobie et de rejet de l'autre.
Au-delà de la revendication territoriale, il faut exiger le respect de la spécificité maoraise, qui est pérenne et qui ne saurait trouver l’expression complète dans des mascarades de consultations électorales non reconnues illégales et de surcroît nulle et non avenue par les NATIONS UNIES.
5/ Une urgence ignorée


Du reste, les tenants comoriens de la politique de capitulation et de mendicité, au lieu de tirer les leçons de leur échec, n’ont de cesse de persister dans leurs erreurs, en évoquant, qui la fatalité, qui la crise, qui les conflits de compétences entre iles autonomes et l’Union… en s’interdisant toutefois quoi que ce soit, qui puisse toucher de près ou de loin, à l’occupation par la France de l’île comorienne de Mayotte. Et ce, en dépit des arguments et autres pièces à conviction redoutables en leur possession, de peur de s’attirer les foudres de leurs contempteurs français.
A toujours traiter la France avec déférence et à multiplier les actes d’allégeance pour s’attirer faveurs et bienveillances, les tenants du précepte "un Etat, deux administrations" en viennent à vider l’Etat de l’essentiel de ses attributs : la souveraineté, l’intégrité et la dignité. Sans pour autant étancher la soif de domination des autorités françaises, qui viennent pourtant de leur signifier une cinglante fin de non recevoir. Ainsi, rien ne peut venir troubler la quiétude, la sérénité, la résignation et la capitulation sans condition de ce marché de dupes. Rien ! Ni les manœuvres de déstabilisation fomentées par les autorités françaises, ni les actes d’humiliations et de provocations, ni les atteintes graves à la souveraineté comorienne, ni les calvaires et autres souffrances endurés à Mayotte par les Comoriens des autres îles, abandonnés et livrés à eux-mêmes, dans un milieu hostile où règnent en maître, la haine, le mépris et les actes d’humiliation… s’ils ne sont pas morts noyés.
Les signataires de ce document ne peuvent comprendre ni accepter que les tenant du concept "un Etat, deux systèmes" aient préféré, tout en étant en position de force, brader au préalable, la souveraineté et l’ intégrité de leur pays, sans jamais réfléchir sur les conséquences d’un acte qui ne peut que nuire aux intérêts des Comores et des Comoriens

- à l’hécatombe en mer, illustrée par près de 8.000 morts provoqués par un "Visa Balladur criminogène et mortifère", puisque le pouvoir Sambi parle à l’instar de ses contempteurs français, de mesures pour mettre fin à l’émigration vers Mayotte des clandestins comoriens. Un simple accord sur la circulation des personnes ne préjuge pourtant pas du sort futur des entités insulaires, même si le Ministre des affaires étrangères comorien a déclaré que celui-ci serait contraire aux intérêts comoriens.



- à la levée par le Président Sambi, de la mesure d’interdiction d’expulser des Comoriens de la terre comorienne de Mayotte, vers les autres îles. Une mesure signifiée jadis et à juste titre aux autorités françaises par leurs homologues comoriens. Le Gouvernement comorien a-t-il négocié le sort des candidats à l’émigration ?



6/ une célébration pour le peuple d’abord, loin des calculs politiques


Ce 12 Novembre, une fois de plus, les patriotes comoriens doivent rappeler au monde qu’il existe encore un mur plus mortel que celui de BERLIN, dans l’océan indien ! Les Comoriens doivent dénoncer l’instrumentalisation de leur malheur à des fins populistes et électoralistes, les Comoriens doivent se révolter contre la complicité d’un groupe d’individus qui prétend disposer de leur avenir sans les entendre.
Ce 12 Novembre devrait en principe être un hommage aux "expulsés comoriens", aux opprimés comoriens et surtout "aux morts Balladur" sacrifiés sur l'autel de la coopération française. Il eût été opportun et méritoire pour l'occasion,. qu’une épitaphe fût dédiée à ces derniers : « Morts à cause du mur des intérêts, de l’indifférence et de la barbarie ».
Ainsi, plus de trois décennies d'échecs en occasions manquée,s devraient aujourd'hui inciter les tenants de "un Etat, deux systèmes" à monter non "un gadget", mais une vraie machine de guerre au sein du Ministère des Affaires Extérieures, pour coordonner le travail de fourmis faits par des associations depuis plus de 30 ans, en y associant les partis et les classes politiques, avec la caution et le soutien actif et ô combien efficace des institutions comoriennes. Quant aux autorités françaises, elles se grandiraient en promouvant des rapports harmonieux, dans le sens d'une vraie entente et d'une réelle réconciliation franche et sans ambiguïté, entre Comoriens des 4 (quatre) îles et non, dans une logique d'exclusion, de division, d'ostracisme et de confrontation. Autrement, tout le tintamarre autour du concept "un Etat, deux systèmes", n'est que marché de dupes et manœuvres dérisoire de diversions, destinés plutôt à consolider l'occupation par la France de l'île comorienne de Mayotte..




Pour les associations signataires de ce document, le concept "un Etat, deux systèmes" équivaut pour le coup, à un cautère sur une jambe de bois :
- Un Etat ? Il n'y en a point. Nous disposons en effet d'un ersatz d'Etat qui survit de la mendicité, sans parlement, avec une justice aux ordres, une constitution à l'image du chef, gangrené par une corruption tous azimuts…
- Quant aux 2 systèmes préconisés à Mayotte, en dehors du fait qu'ils peuvent être attentatoires à la souveraineté, à l'intégrité, à l'indépendance et à la stabilité des Comores, force est de reconnaître, qu'ils ont toujours été d'actualité et effectivement de mise, sous le régime de Sambi, au point de n'en faire qu'un seul système. Le système Sambi ayant toujours fait allégeance à la politique française à Mayotte.
Et c'est la raison pour laquelle, aux côtés des véritables amis des Comores :
- La GAC (Guilde des Artistes Comoriens) : guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com
- L'ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme) : acdh-France@wanadoo.fr
- Le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) gritac_2000@yahoo.fr
- SOS DEMOCRATIE COMORES : sosdemocratiecomores@wanadoo.fr
- Le CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores) : caac.comores@gmail.com
- CCMM (Collectif-Comores-MasiwaMane) : comores_masiwamane@yahoo.fr
- DIASCOM (Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne) : diascom.diascom@gmail.com,
n'ont de cesse de se battre pour entretenir la flemme de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité des Comores, allumée un certain 12 novembre 1975, par la Communauté et les organisations internationales et nationales, dans la foulée de la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores
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Le 27 septembre 2010 (au lendemain du discours Sambi à l’ONU)
Hervé Morin, et Fahmi Saïd Ibrahim signent un accord rénové instituant un partenariat de défense entre la France et l’Union des Comores

A N N E X E S

Extrait d’un article paru dans « le grand Soir » le 25 juin 2009
Il est également très intéressant de relever les « oublis ». La France qui s’honore donc de ratifier la majorité des Conventions de l’OIT s’est bien gardée de ratifier la Convention 169 concernant les peuples indigènes et tribaux entrée en vigueur le 5 Septembre 1991 dont suit ci-après le préambule comme si elle n’était pas concernée.
Convention (No 169) concernant les peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants
Adoptée par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail à sa soixante-seizième session, le 27 juin 1989
Entrée en vigueur : le 5 septembre 1991
La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,
Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international du Travail, et s’y étant réunie le 7 juin 1989, en sa soixante-seizième session,
Notant les normes internationales énoncées dans la convention et la recommandation relatives aux populations aborigènes et tribales, 1957 ;
Rappelant les termes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et des nombreux instruments internationaux concernant la prévention de la discrimination ;
Considérant que, étant donné l’évolution du droit international depuis 1957 et l’évolution qui est intervenue dans la situation des peuples indigènes et tribaux dans toutes les régions du monde, il y a lieu d’adopter de nouvelles normes internationales sur la question en vue de supprimer l’orientation des normes antérieures, qui visaient à l’assimilation ;
Prenant acte de l’aspiration des peuples en question à avoir le contrôle de leurs institutions, de leurs modes de vie et de leur développement économique propres et à conserver et développer leur identité, leur langue et leur religion dans le cadre des Etats où ils vivent ; (souligné par Comaguer)
Notant que, dans de nombreuses parties du monde, ces peuples ne peuvent jouir des droits fondamentaux de l’homme au même degré que le reste de la population des Etats où ils vivent et que leurs lois, valeurs, coutumes et perspectives ont souvent subi une érosion ;


Appelant l’attention sur la contribution particulière des peuples indigènes et tribaux à la diversité culturelle et à l’harmonie sociale et écologique de l’humanité ainsi qu’à la coopération et à la compréhension internationales ;
Notant que les dispositions ci-après ont été établies avec la collaboration des Nations Unies, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et de l’Organisation mondiale de la santé ainsi que de l’Institut indigéniste interaméricain, aux niveaux appropriés et pour leurs domaines respectifs, et que l’on se propose de poursuivre cette coopération en vue de promouvoir et d’assurer leur application ;
Après avoir décidé d’adopter diverses propositions concernant la révision partielle de la convention (No 107) relative aux populations aborigènes et tribales, 1957, question qui constitue le quatrième point à l’ordre du jour de la session ;
Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une convention internationale révisant la convention relative aux populations aborigènes et tribales, 1957,
Adopte, ce vingt-septième jour de juin mil neuf cent quatre-vingt-neuf, la convention ci-après, qui sera dénommée Convention relative aux peuples indigènes et tribaux,
La France coloniale n’a pas pu ratifier ce texte qui, à l’exception de l’ile de la Réunion inhabitée avant la colonisation, remet directement en cause le statut des départements et territoires d’Outre-mer, et aurait interdit la tenue récente du référendum organisé pour accorder le statut de DOM à Mayotte.
Et les divers textes relatifs aux droits des peuples autochtones ou indigènes non ratifié par la France

http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/fr/drip.html
http://www.ilo.org/ilolex/cgi-lex/convdf.pl?C169

source : http://wongo.skyrock.com/

samedi 7 août 2010

Comores : Une flottille pour Mayotte à la mémoire des victimes du visa de la mort

Par Soilihali
Une fois de plus, je sors de mon silence pour adresser toute ma gratitude à Baraka Inzouddine, pour nous avoir donné à travers ses écrits, si richement et si habilement ciselés des raisons d’espérer…
Il est (très rarement hélas) des patronymes, comme celui de Baraka Inzouddine, qui nous incitent volontiers à nous arrêter sur un commentaire pertinent. On ne peut pas en dire autant de la grande majorité des balourds qui polluent le web.
En effet, à la place de l’idée saugrenue (un état, 2 administrations), véhiculée à juste titre sans conviction aucune par Sambi l’imposteur, et qui foule aux pieds une souveraineté inaliénable et non négociable, j’apporte mon soutien à l’idée lumineuse [http://wongo.skyrock.com/2909591957-COMORES-FLOTTILLE-PROTECTRICE-POUR-MAYOTTE.html] d’organiser « une flottille pour Mayotte à la mémoire des victimes du visa de la mort ». L’idée, la démarche et à fortiori, le moindre début de réalisation, ne peuvent être qu’à la mesure de la charge symbolique, susceptible de bousculer le prétendu pays des droits de l’Homme et de mieux sensibiliser la Communauté internationale et les instances qui l’incarne (ONU, UA, UE, COI, Ligue Arabe etc.).
Du reste, toute action, si modeste soit-elle (La gouverneure autoproclamée de Mayotte, l’idée de Bacar d’inciter les Comoriens de Mayotte à Manifester publiquement contre l’occupation, le combat des associations et surtout, l’arrêt souhaité et espéré par nous tous, des expulsions de Mayotte des prétendus clandestins, avec la complicité agissante de Sambi…), à condition qu’elle prenne en compte l’ intégrité, l’ unité et l’ intégrité, si cette action va dans le sens de notre noble cause, elle sera toujours la bienvenue.
Source : http://wongo.skyrock.com/

lundi 5 juillet 2010

COMORES : Quelle souveraineté ?

A mon avis il faudrait dépasser les arrières pensées que chacun devienne derrière la revendication "souverainiste" et engager un débat sérieux sur l'indépendance du pays. Ce serait certainement la meilleure façon de célébrer le 6 juillet.
Il me semble qu'il faudrait commencer par bien mettre en relief le peu de nationalisme de la classe politique comorienne. Les intérêts partisans ont toujours primé sur l'intérêt national. D'où son incapacité à s'unir sur les grandes questions nationales, et sa tendance à ne voir dans l'appareil d'Etat qu'une machine de pouvoir (non respect des institutions et des lois, clientélisme, corruption à grande échelle, …). N'est-il pas significatif de voir certains de ses plus vieux représentants, ceux qui devraient se situer au dessus de la mêlée, s'embourber jusqu'au cou dans les tranchées du combat partisan ? Comment cette classe politique pourrait-elle dès lors parvenir à régler les grandes crises nationales ?
On l'a vu au moment de l'indépendance. Aveuglés par leurs affrontements autour du pouvoir, PASOCO, PEC, RDPC, UMMA-MRANDA, d'un coté et de l'autre les "verts" d'Ahmed Abdallah, ignorèrent le danger séparatiste. Au lieu de rechercher des compromis pour s'unir et faire face à la France, les verts crurent pouvoir passer en force et imposer leurs intérêts comme ils en avaient l'habitude tandis que l'opposition s'est mise au service d'une France irritée par les prises de position d'Ahmed Abdallah sur la loi française du 3 juillet 1975. Résultat moins d'un mois après la proclamation unilatérale de l'indépendance, l'opposition s'emparait du pouvoir ouvrant la porte du pays au mercenaire Bob Denard et inaugurant l'ère dévastateur des putschs fomentés à partir de l'étranger, ce qui devait induire un autre trait de notre "classe politique" : le regard toujours tourné vers l'étranger. La France triompha sur tous les tableaux : pouvoir s'appuyant sur ses mercenaires dans la partie dite indépendante et maintien direct à Mayotte.
On l'a encore vu en 1997 avec la crise à Ndzuani ! Face à un vrai danger de dislocation du pays, les dirigeants de premier plan du pays, du pouvoir et de l'opposition, n'ont même pas cherché à s'unir pour contrer le séparatisme. Les enjeux de pouvoir primèrent, ils conduisirent au coup d'Etat d'Azali en avril 1998 et au Nouvel Ensemble Comorien avec un nouveau drapeau comme si on changeait de pays et pas simplement de Constitution.
Et que dire de notre "classe politique" face à la question de l'île comorienne de Mayotte. Lamentable, honteux. Comment comprendre et accepter que sur cette grande question nationale, la classe politique ne se soit jamais unie pour défendre l'intégrité territoriale du pays ? Pire encore comment tolérer que la plupart, pour ne pas dire tous, des dirigeants de premier plan du pays ont à un moment ou à un autre fait allégeance au pays qui occupe Mayotte ? Certains considèrent même le soutien de la France comme un atout entre leurs mains et s'en gargarisent. Les jeunes loups qui surgissent inscrivent leurs actions dans ce sillage. Summum de la honte, le pays qui nous balkanise, qui est responsable de la mort de plusieurs milliers de nos ressortissants, est officiellement érigé en pays ami, le premier pays ami nous assène-t-on. Ses ambassadeurs se comportent chez nous comme les dignes continuateurs de l'administration coloniale, faisant même des tournées dans les régions du pays, parlant même de proximité avec les masses, sans qu'aucun représentant de l'Etat n'ait rien à y redire. Notre nation est traînée dans la boue par ses dirigeants de tous les bords, et en conséquence peine à s'affirmer.
Notre nation doit donc être d'autant plus reconnaissante à l'Union Africaine qui est à son chevet depuis 1997 et qui malgré les interférences françaises joue un rôle globalement positif. Si le Nouvel Ensemble Comorien créé pose tant de problème avec sa Constitution ubuesque et son nouveau drapeau, la responsabilité principale doit être endossée par la partie comorienne qui a cautionné le projet, même à reculons, et a conduit le peuple à l'adopter. Ceux qui mettent en épingle les échecs de l'Union Africaine devraient au moins se souvenir des élections présidentielles transparentes de 2002 et du débarquement à Ndzuani contre les séparatistes. En fait l'Union Africaine est encore là à la fin du mandat de Sambi comme il était là à la fin du mandat d'Azali.
Il faudra donc attendre une nouvelle race de dirigeants pour assurer réellement la souveraineté de notre pays, petit pays insulaire et pauvre, dans les conditions d'un monde globalisé. Les patriotes qui n'ont pas tourné le dos au combat se doivent s'y pencher et l'éclairer.
Pour l'heure il s'agit de faire respecter et appliquer l'accord au forceps obtenu par l'Union Africaine, batailler pour des élections transparentes et espérer que le pays rompra avec le passé calamiteux des dirigeants corrompus et sans âme patriotique.
Idriss Mohamed Chanfi
Source : http://wongo.skyrock.com/

samedi 3 juillet 2010

Me FAHMI, UN MINISTRE INDIGNE DU PEUPLE DES COMORES

A l’occasion du sommet de la COI tenue cette année à la REUNION, lequotidien.re/ a interrogé le nouveau ministre des affaires étrangères de l'Union des Comores Saïd Ibrahim Fahmi sur la gestion de l’indépendance des Comores. A la question :
- La France, l'ancienne puissance coloniale, porte-t-elle une part de responsabilité dans ce constat négatif ?
La réponse de monsieur le ministre est sans équivoque : « Je ne veux pas accuser la France mais au contraire faire un mea culpa et je salue le président Nicolas Sarkozy qui a exprimé sa volonté de rompre avec les réseaux du passé qui n'ont jamais été la France officielle »
Comment un ministre peut-il raconter de telles âneries ? Le ministre n’était-il pas en état d’ébriété avancée au moment de cette interview ?
Ce gugusse doit avoir la mémoire courte. Lors du passage de monsieur Sarkozy à Mayotte le 18 janvier dernier, date du 15ème anniversaire de l’instauration du visa Balladur qui a causé la mort de plus de 7000 morts comoriens (dans l’indifférence de l’Etat comorien), le président français déclara : « Je veux être entendu ici et ailleurs. Je ne laisserai à personne, à aucune puissance étrangère, le droit de décider de qui serait Français et de qui ne le serait pas : Mayotte, c’est la France, Mayotte restera française », confirmant ainsi de façon méprisante la violation de la résolution onusienne n°3385 (xxx) dont voici la teneur :
Admission des Comores à l'Organisation des Nations Unies
L'Assemblée générale,
Ayant reçu la communication du Conseil de sécurité, en date du 17 octobre 1975, recommandant l'admission des Comores à l'Organisation des Nations Unies14 , Ayant examiné la demande d'admission des Comores15, Réaffirmant la nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, composé des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli, comme le soulignent la résolution 3291 (XXIX) du 13 décembre 1974 et d'autres résolutions de l'Assemblée générale, Décide d'admettre les Comores à l'Organisation des Nations Unies
2402e séance plénière 12 novembre 1975
Apparemment cette bêtise n’a pas eu d’écho aux Comores. Sinon on ne comprendrait pas pourquoi il reste toujours là à ce poste ministériel. Il n’est pas impossible qu’il soit payé pour faire ce mea culpa satanique. C’est honteux et inadmissible.
WONGO
http://wongo.skyrock.com/

samedi 26 juin 2010

COMORES : L’UA n’a pas tout réussi mais elle n’a pas échoué en tout point



Le Dr Mouhtar Ahmed Charif a récemment dit à haute voix, ce que beaucoup pensent tout bas. L’Union africaine ne serait elle pas en train de raviver nos problèmes au lieu de nous aider à les résoudre?
D’abord la certitude. L’Union africaine n’a sans doute pas réussi tout ce qu’elle souhaitait mais les efforts qu’elle a déployés pour préserver l’unité des Comores font partie de l’histoire de ce pays et doivent être reconnus comme tels. Autant il est difficile d’affirmer qu’elle a confisqué notre souveraineté autant il est irréaliste de croire que les Comores sont un exemple de réussite pour l’organisation.
S’agissant de la souveraineté, l’émissaire de l’Union africaine, Francisco Madeira, résume de manière claire ce qui se passe. “ Les Comoriens ne doivent pas oublier qu’ils nous ont donné une partie de leur souveraineté pour régler leurs problèmes”
Quant à l’accord politique du 16 juin, dernier acte d’une série d’initiatives prises par l’Union africaine depuis qu’elle s’occupe du dossier de l’archipel, il n’aurait jamais eu lieu si des responsables comoriens n’avaient pas invité l’UA à venir. La crise de la Casamance est autrement plus aigue. L’Union africaine ne s’en est jamais saisie parce que les Sénégalais ne le souhaitent pas.
Mais lorsque Said Mohamed Djohar a été renversé en septembre 1995, Moroni a fait appel à ce qui était encore l’OUA. Et quand la crise séparatistes à éclaté et que dans le sillage l’armée a pris le pouvoir, toutes les forces politiques du pays se sont adressées à l’organisation panafricaine
Partant de son opposition à toute prise illégale du pouvoir dans l’un de ses Etats membres, elle s’est déployée, depuis, à assister les îles.
« Nous avons favorisé le retour de Djohar, mis fin au mercenariat et aider à la formation d’un gouvernement dirigé par Caambi El Yachourtu, le pire a été évité », souligne aujourd’hui l’émissaire de l’Union africaine, qui rejette l’accusation selon laquelle, la dernière médiation aurait échoué.
En 1997, la crise séparatiste tétanisait le reste du pays. L’Union africaine a accouru au chevet des Comores. « O n a immédiatement réuni les Comoriens à Addis-Abeba en décembre 1997, on a préparé l’accord d’Antananarivo d’avril 1999 avec comme ambition de mettre fin à la crise séparatiste mais un autre problème va se poser avec le coup d’état d’Azali », rappelle Madeira.
Face à la double crise séparatiste et institutionnelle, l’Union africaine n’a pas désarmé, « Elle a continué à assister les Comores jusqu’à faire signer aux parties comoriennes l’accord de Fomboni du 17 février 2001», ajoute le diplomate mozambicain. « On a mis fin au séparatisme, convaincu Anjouan à renoncer son indépendance et intégré l’île dans son giron naturel »
« Et on n’est pas resté là, on a convaincu le gouvernement illégal d’Azali à revenir à la normalité constitutionnelle ». M. Madeira a notamment rappelé les élections organisées en 2002 sous la supervision de la mission africaine chargée pour la mission militaire de sécurisation des élections aux Comores(Amisec).
L’organisation continentale n’a-t-elle pas réuni à Moroni les pays de la Troïka africaine alors que le pays était paralysé cette fois par “la crise des compétences” mettant fin à cette crise à travers les accords dits de Beit Salam signés en décembre 2003 par les parties comoriennes en présence d’éminentes personnalités du continent telles l’ancien président sud Africain, Thambo Mbeki, le premier ministre de Maurice, Paul Beranger et l’ancien président sénégalais, Abdou Diouf?
L’Union africaine n’a-t-elle pas aidé à construire un nouvel Etat aux Comores accepté par toutes les parties à Fomboni ? Juste au moment où le pays avait été au bord de l’implosion et sans instituions.
Par ailleurs, c’est aux Comores que, pour la première fois de son histoire, l’Union africaine autorise le déploiement des troupes dans l’un de ses pays membres pour mettre fin à une rébellion qui avait pris le pays en otage.
Et pourquoi cela ne marche pas alors ?
Réponse de Madeira: « Le problème se pose au niveau de la mise en oeuvre des textes, c’est tout ».
Pour lui, les difficultés actuelles proviennent du fait que chaque partie donne son interprétation en oubliant l’esprit des textes. « L’intérêt du groupe et l’intérêt personnel s’imposent et priment sur l’intérêt général ».
A l’entendre, « les institutions sont faibles. Le dialogue, l’approche consensuelle et une éducation démocratique s’imposent si on veut éviter des nouvelles crises ». Parce qu’au bout du compte c’est facile de s’en prendre aux autres mais les problèmes des Comoriens ne peuvent être réglés que par des Comoriens.
A.S. KEMBA
Source : http://wongo.skyrock.com/

jeudi 24 juin 2010

COMORES : HARMONISATION ELECTORALE : “UN CALENDRIER IRREALISTE”

“Fixer l’élection au 7 novembre est trop ambitieux et vu l’expérience, ces délais ne sont pas techniquement réalistes. Si la Ceni est mise en place le 1er juillet prochain et que grâce à Dieu, les fond sont obtenus à temps, il serait idéal et peut-être réaliste de tenir les élections le 26 décembre 2010 pour le premier tour et le 27 février 2011 pour le second. La Cour constitutionnelle aura, jusqu’au 10 mars 2011, à publier les résultats définitifs“.

Je viens de lire à travers Al-watwan N°1575 du 17 juin 2010, les grandeslignes de l’accord pour la gestion de lapériode intérimaire, signé par le Président de l’Union, les gouverneurs des îles et la communauté internationale, représentée par l’ambassadeur Francico Madeira. A cet accord, a été joint le calendrier électoral fixant au 7 novembre et 26 décembre prochains les premiers et deuxièmes tours des élections harmonisées.
Quand on lit les dates butoirs fixées dans ce calendrier, il y a quoi à se réserver quand on connaît les tenants et les aboutissants d’une organisation d’une élection plurielle. En effet, depuis 1992, j’ai eu le privilège, avec d’autres collègues, de faire partie de la Commission nationale électorale et lorsque vient le moment de proposer un chronogramme des activités électorales, nous avons toujours tenu comptes des réalités sociales susceptibles de faire boiter le processus électoral, telles que les cérémonies coutumières, les examens nationaux de fin d’année, les mois de ramadan, mawulid et du pèlerinage. Or, le calendrier proposé, fixe au 7 novembre prochain le premier tour dans un moment où entre le 1er et le 6 du même mois, nos pèlerins doivent quitter le pays pour se rendre dans les lieux saints de l’Islam. Peut-être, dirait-on que ce n’est rien, ce n’est pas important, mais personne ne doit se dérober de nos capacités d’organiser une élection de telle taille au même moment où nous voulons assurer avec toutes facilités possibles, le déplacement d’un millier de nos compatriotes. Nous ne pouvons non plus nous leurrer des difficultés de toutes sortes rencontrées chaque année dans l’organisation du pèlerinage.
Deuxième chose, supposons que tout irait bien une fois que la machine électorale serait lancée. L’accord est, certes, déjà signé le 16 juin, admettons que la mise en place des structures électorales sera effective le 15 juillet prochain.
Leur installation physique, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur et du budget estimatif ne se feront pas autant avant dix jours, c’est-à-dire que jusqu’au 31 juillet, le budget adopté par la Ceni et validé par le gouvernement et le Pnud, après amendements, sera transmissible aux partenaires bi et multilatéraux.
A moins de changement d’habitudes et de procédures sur les décaissements des fonds, certains bailleurs exigent la réception du budget trois mois avant la tenue des élections. Là dessus, il n’y aura pas de souci, nous serons dans les délais.
Toutefois, les activités préélectorales et pas les moindres nécessitent des gros financements au préalable et des délais élargis. En fait, la révision des listes électorales (sauf si cette fois-ci elles sont négligeables), l’acquisition du matériel électoral sensible, les formations en cascades destinées aux agents de trois mois. C’est dire que fixer l’élection au 7 novembre est trop ambitieux et vu l’expérience, ces délais ne sont pas techniquement réalistes. Si la Ceni est mise en place le 1er juillet prochain et que grâce à Dieu, les fond sont obtenus à temps, il serait idéal et peut-être réaliste de tenir les élections le 26 décembre 2010 pour le premier tour et le 27 février 2011 pour le second. La Cour constitutionnelle aura, jusqu’au 10 mars 2011 à publier les résultats définitifs.
Les dates ici évoquées nous permettront d’observer un processus électoral bien cadré d’une part et de réduire la longue attente de l’investiture du président et des gouverneurs nouvellement élus dont la date ne saurait dépasser le 26 mai 2011. Etant techniquement responsable, la Ceni a la latitude de prendre toutes les décisions relatives à la bonne organisation de l’élection conformément aux articles 42 et 43 de la loi électorale en vigueur. Mohamed Kassim Zahahé

Ancien secrétaire général de la Ceni

Source : Al-watwan N° 1579 du jeudi 24 juin 2010

Commentaire Wongo :

Comme je l’avais déjà dit (il y a plusieurs mois), Sambi est bien parti pour se la jouer à la Gbagbo donc tolérable par la communauté internationale.
On ne peut pas négliger les révisions des listes électorales(le staff de Sambi doit être vigilant là-dessus, car c’est là où tout peut se jouer). Les révisions des listes sont obligatoires surtout à Anjouan où plusieurs personnes mortes dans le bras de mer Anjouan-Mayotte figurent toujours sur les listes, sans oublier ceux qui sont expulsés illégalement de Mayotte (avec la complicité de cette même communauté internationale). Ce sont des pistes à ne pas négliger.

Source : http://wongo.skyrock.com/

mercredi 23 juin 2010

MAYOTTE : UN CONTROLE D’IDENTITE QUI TOURNE MAL



Selon RFO Mayotte, dans son journal du mercredi 23 juin 2010, Mme THAMARATI (une dame de Labattoir très âgée) se trouve actuellement à l’hôpital dans son lit postopératoire avec une cheville brisée suite à un contrôle d’identité qui a mal tourné :
« Lundi vers 7h30, comme à l’accoutumé Mme THAMARATI fait le porte-à-porte de ses proches pour leur rendre visite sans ses papiers d’identité se rendant compte de son oubli, elle revient chez elle pour récupérer les documents et c’est alors qu’elle tombe nez-à-nez sur les gendarmes. Ces derniers l’interpellent, madame s’exécute devant sa porte elle demande qu’on lui laisse juste le temps de prendre les papiers. Les deux gendarmes exigent que quelqu’un d’autre le fasse à sa place, mais elle insiste indiquant qu’elle était la seule à savoir où elle les avait rangés. S’engage alors un dialogue de sourd et de malentendu qui se conclut par une bousculade. Au même moment ADANA l’ami du fils de Mme THAMARATI passait par-là. Voici son témoignage :
« J’étais le premier témoin qui était sur le lieu dès que j’ai vu les deux gendarmes qui étaient accompagnés avec la mère d’Ahmed, dès que je les ai vus ils ont demandé juste pour récupérer ses papiers et moi je suis rentré dans la cour, c’est là que j’ai entendu le cri. J’étais obligé de venir pour voir, cela que j’ai vu que la mère d’Ahmed, qu’elle était par terre avec les deux gendarmes. J’ai demandé à la mère d’Ahmed ce qui est passé, elle m’a dit qu’on l’a poussée comme ça. Elle est blessée au niveau de cheville de truc comme ça »
Transportée à l’hôpital de Dzaoudzi, Mme THAMARATI est évacuée à Mamoudzou et se trouve actuellement dans son lit postopératoire avec une cheville fracturée.» Rapporte le journaliste de RFO.
Voir aussi : [a= http://wongo.skyrock.com/2883679180-MAYOTTE-LE-GENDARME-CHAUFFARD-AVAIT-PRIS-LA-FUITE.html] MAYOTTE : LE GENDARME CHAUFFARD AVAIT PRIS LA FUITE [/a]
Wongo
http://wongo.skyrock.com/